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22/06/2007
It's juste another lonely day
« Eh, j’ai regardé, il a des baskets commerce équitable !!
-oooh c’est trop mignooon !! (…) Enfin il vient d’un lycée privé, si ça se trouve c’est rien qu’un fils de bourges qui votent Sarko …
- Mais non, il a des baskets commerce équitable ! … Remarque elles coûtent 80 euros …
- Oui mais elles sont commerce équitable !
- Ouiiiiii !! »
Ma vie est palpitante … Et mes fêtes de la musique toutes pourrites ! Mais au moins, nous savons qu’il existe quelque part dans cette ville un homme presque aussi beau que Mika et Hugh Grant. Et qu’il porte des baskets commerce équitable. Et ça mes z’amours, ça c’est un scoop du genre de ceux que t’en trouves pas tous les jours !! La prochaine tâche de Maria et moi consistera à, après avoir épluché l’annuaire, se farcir la ville de Rennes en long en large à la recherche du mystérieux commerceur-équitable masqué.
Nous sommes en manque d’affection.
Mais et de un, je suis en vacances, et de deux, je m'amuse à prendre des photos archi-stiques dont je vais vous faire l'honneur de poster un exemplaire. Bien à vous !
16/06/2007
ça, c'est fait !
Fin del bachillerato : prise de conscience éminement libératrice s'il en est, j'ai envie de dire ! Alors voilà, mes z'amours, à moins que nous nous soyons craqués intégralement et jusqu'à la point des cheveux, nous en avons bel et bien fini avec toutes ces badineries adolescentes sans interêt autre qu'une certaine forme de bourrage de crâne, et une tentative d'enrichissement de notre absece de culture, nous crasse et ingrate jeunesse. En gros c'est fini quoi.
C'est pas une fraîche matinée de juin que tout commença, par les élucubrations rocambolesques de l'ami Harry (Stote pour la blague courgement drôle). j'ai pas parlé de Sartre. mais absolument tout le monde l'a fait. Donc rétrospectivement on va dire, non pas que je me suis craquée, mais que j'ai eu une interprétation toute personnelle de la situation. Soyons injuste, relâché et intempérant, et la vie ira de bon coeur. Mwarf …
Le surlendemain, ce fut encore une fraîche matinée de juin, comme le seront à peu près toutes les matinées de juin jusqu’en juillet (logique). Sauf que en cette fraîche matinée de juin là, plus de Harry, seulement de l’histoire géo. Et ça c’est pas du tout drôle. D’abord, Glenn étant futé seulement les jours pairs (et en l’occurrence c’en était pas un), commença par décréter « oooh c’est majeure histoire » en voyant écrit ‘histoire géo’. En fait c’était pas du tout majeure histoire. C’était même très franchement majeure géo. Heureusement que les Gnétazunis et la Russie, ça claque …
Le 14, point de fraîche matinée. En effet, depuis mon lit et les volets fermés je n’eu pas le loisir d’en profiter. Cependant, par une chaude après-midi (oui, parce que si les matinées sont fraîches, les après-midi sont toujours chaudes, ça va de soi) nous arrivâmes folichons au bac de LV1. Eshpagnôle pour nous autres. Fou rire devant les aventures de Raùl que encanta la nieve, 2h00 en prenant mon temps, puis go home dans le fringant bus 33.
Le vendredaille, ce fut le retour de la vengeance de la fraîche matinée de juin, aux armes citoyens. Comme JE l’avais pronostiqué (purée c’que j’suis douée), nous nous coltinâmes l’ami Jacques et super Bonnefoy. Devinez ce que je choisis. Bravo vous êtes trop forts,la bonne réponse était Jacques, vous gagnez … mon éternelle reconnaissance.
Petite intermède bucolique : pique-nique seules sur un banc avec Maria, Tite fleur et la charcutière de super U, puis Promod et jupe chouette, puis retour à Brekbrek pour la suite des réjouissances.
Une fois rassis dans notre lyrique salle C010, une fois que Glenn eu enfin compris que là il passait l’espagnol, distribucheune of ze copies. Non Amy Stack ne prendra pas le nom de quelqu’un d’autre, mais bel et bien son p*** de nameplate, qui veut en fait dire badge, comme j’ai fini par m’en rappeler.
Concloudjieune de toute cette suite de fraîches matinées et chaudes après-midi : la perfection faite homme avec un pantacourt en jean était assise dans ma salle à côté de Glenn et ça a quand même donné un plein intérêt à la salle C010. J’ai fini par retrouver Johan mon ami de l’oral de 1ère ¼ d’heure avant de partir. Certes il était beau, mais vestimentairement, il avait comme dirait Mélouz carrément craqué son slip. Slim trop court et mocassins de cuir sans chaussettes, courant sur le trottoir. Johan quoi ... Y'a pleins de BG partout sauf à Descartes. Et j'ai pas bu de verre avec Ridien, Sam et autre parce que ... je ris beaucoup là, mais à l'intérieur (hein Ridien ?) !! On s'fête ça le 29 ?
13:15 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
10/06/2007
Aime moi moins, mais aime moi longtemps.
De ces films qui te laissent vide, et poutant si plein. Plein de tout, de rêve et d'amertume. Plein de silence, aucune envie d'en parler, juste un état de choc. Des héros beaux et fragiles comme la flamme d'une bougie. De ces films, je n'en connais que deux. Le premier à Filmissimo, Dopo mezzanotte. le second ce matin, Les chansons d'amour.
Je suis tombée amoureuse. Du film, d'Erwann, d'Ismael, comme je l'étais de Martino. Je veux
voir Paris sous la pluie, je veux voir Paris dans la nuit, je veux revoir ce film jusqu'à plus soif, jusqu'à le connaître par coeur. Voyez-le. C'est quasiment un ordre, voyez-le. Ne passez surtout pas à côté, pour le jeu des acteurs, pour les chansons si belles, pour l'histoire en elle même.
Bonne chance pour demain ;)
19:11 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
01/06/2007
I just wanna make a clean escape
Je ne suis plus lycéenne. Je ne suis plus en européenne espagnole. Je ne suis plus en Terminale L 1. Je ne suis plus en L tout court. Je ne suis plus une petite cartésienne.
René’s over. Nous garderons de ce dernier jour des paires de boucles de z’oreilles, des photomatons, un emballage de sucre, une canette de Taillefine Fiz. C’est fini. A nous la grande vie, celle qui fait peur, celle qui offre tellement de perspectives, celle que quand elle commence elle fait pleurer les lycéennes au cœur sensible. Je suis désolée, je dois être intolérante, je ne comprends pas ceux qui arrivent à dire « ouééé moi j’m’en tape la coloquinte de la fin du lycée wouhou ». Alors quoi, trois ans et rien ? Marche pas chez moi … C’est pas que j’y aie passé tant de bons moments, c’est surtout que j’y aie passé tant de moments, simplement …
Alors il y’aura la rentrée de 2nde et les fontaines de la gare, il y aura les incanglantations sur la table de pique nique, il y aura les DS de chimie sur la môle, les combats de sumo sur le lit à Prague et La déclaration de Debout sur le zinc. Il y aura Les chateaux de la Loire, il y aura la traversée de Santiago à pieds avec Mathieu et Olivier, il y aura la plastique sans reproche de Laos Boy, et le joli bonhomme au bonnet, et Hiboud, et les autres … Il y aura les blocus et les manifs, les CRS et les lacrymos. Il y aura Tristan qui crie « EH LES GENS ! » sur sa poubelle. Et Benoît qui nous apprend à jouer The needle and the damage done. Il y aura aussi Persehaye et son triangle, Moueza et son pantalon jaune, Raoul et son frère cycliste. Il y aura la soirée classe au P’tit soleil et le concert de Sinsé, comme il y aura le Troll farceur et Ben Harper. Il y aura les FMA sur le canapé chez Charles et la fête à Concorret. Il y aura Méli qui pleure près de la fontaine, le dessinateur et l’hôtel Kosika. Il y aura ds tas de chansons, des tas de fous rires, des tas de missions et aussi des tas de larmes versées sur les mauvaises notes et les amours déchues. Des moments de doutes et d’autres pleins d’espoirs. Des pas par milliers dans ces couloirs très, trop familiers. Les « chhhhut » de la documentaliste et puis Mandela Day. Les cours d’italien follichons de M. Sellin, les histoires de dragons. Il y aura les fêtes et les anniversaires, les p’tits goûters en cours. La DNL avec Lulu. Il y aura Rimbaud, Semprun, Diderot ou Ovide. Ou Bonnefoy. Il y aura toujours des débiles dans ma tête pour faire les hamsters ou les morses. Et les fêtes du lycée en abeille transgénique ou hippie déjantée. Et le bal du lycée et la station Jacques Cartier. Et la boîte de nuit à Santiago et la plage de Pontevedra. Et les escalators (tirators ?) vertigineux du métro tchèque. Et les cygnes du Thabor. Il y aura vos sourires et vos regards méchants. Nos engueulades, prises de têtes et les regrets que j’en aurais toujours. Il y aura les départs de Camoufle et Dédou à l’autre bout du monde. Il y aura les CF, Bénabar, Mr Roux, Mika et toutes nos musicales passions délirantes.
Il y aura tellement de choses que j’ai bien peur d’en oublier, mais si vous vous retrouvez quelque part dans ces souvenirs pêle-mêle, c’est que malgré tout ce que je peux dire il y aura aussi une place dans ma tête pour vos existences, croisées pour trois ans ou pour plus longtemps. Il y aura moi, au milieu de tout, au milieu du hall, au milieu de mes réminiscences qui fusent de toutes parts.
Je vous aime. Je t’aime. Je les aime. Je m’aime. Je l’aime. Je nous aime.
Putting on my shoes
I just wanna make a clean escape
I’m leaving but I don’t know where to
I know I’m leaving but I don’t know where to
20:55 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note



