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29/05/2007
Maudits soient-ils ! ~Léo Ferré~
Maudits soient-ils !
Ils sont maudits, Rimbe et Lélian, indéclinables, seuls. Ils sont maudits sur les portants des rues idiotes qui n'ont que faire de ces denrées hautement spirituelles et d'une singulière matière, sur les cimaises de la littérature que se pense, dans les prétoires de l'explication de textes où l'on explique à leur endroit les sottises qui se voilent la face quand elles sortent de la Faculté.
Cette malédiction est de leur ressort, c'est le territoire. Ils ont inventé une nouvelle façon de dépoétiser la poétique admise, idolâtrée, consommée, polluée.
Ce couple minéral est celui d'une fraternité retrouvée. Ce couple multiplié dans l'ordonnancement des liturgies crépusculaires, ce couple tragique et non reconnu par les lois de la nature ni par celles de la société, a marché malgré cette exclusive, sur les dalles boueuses d'un enfer littéraire. Le circuit fut court : une course à l'absinthe, et la négation du JE qui est un autre. Dans le JE nié il y a tout Rimbaud et dans la lampée verte de Verlaine, Saturne veille. La malédiction à ce point, contrôlée, cela finit par fabriquer de l'Art. C'est le verbe cassé, pilé, repris ; c'est la parole recueillie moribonde au détour d'un cliché et revêtue, nourrie, libre à nouveau de faire longtemps rêver les déclassés, les marginaux, d'autres maudits, enfin.
Ils étaient les deux fils d'une littérature sauvage, les parias d'une lande à moutons tondus pas un Second Empire, dans une Commune où il n'était même pas possible de mourir tellement d'autres s'y employaient contre toute espérance. Alors, à cheval sur des mètres de circonstance, ils se sont aimés, horriblement. Dans la malédiction l'horrible est roi. Dans la malédiction construite, organisée par ces oiseaux de haute poésie, l'horrible était le mot clé du nouveau code, des nouvelles formules d'esthétique, de la nouvelle procédure enfin qui permit l'adultère réinventé par Verlaine telle une tragédie antique.
Tant de solennité lente et mesurée, employée à quitter, à reprendre, à battre la Mathilde, tant de soumissions, de rémissions, de démissions (curieuses assonances femelles) sous le règne d'un archange païen que le « rivolvita » bruxelloise réveillera de son outre-vie, tant d'ambiguïté, tant de sortilèges vains d'un folklore épelé à travers la robe-brume Tamise, tant de divinité salie au contact des douanes, tant de tout cela pour si peu de bonheur. Tant de Sagesse apprise à Mons pour un chapelet « aux pinces » dans l'ultime migration de Stuttgart. Pauvres pélicans, vous deux, becs cachés dans vos chagrins devenus vieux.
Va-t'en Rimbaud vendre tes armes, va-t'en Verlaine, bâton battant sous la lumière verte. Nous ne sommes pas de chez vous, nous sommes de la Démocratie et de la Sécurité.
Vos paroles perdues, vos paroles privées, qui sait le coin de chambre émerveillée qui s'en souvient, dans les rideaux
cassés sous les lampes de gaz, rue Campagne-Première, dans l'aire grise d'un ciel copain qui happa vos syllabes, vos paroles chuchotées, mi-voix des voix grandies, de ces voix qui ne chantent guère plus à la Sorbonne.
Ils se sont aimés ? Voire. Ils se sont parlé, écrit, dicté.
Nomades camarades, sur ces routes du Nord, il traîne encore un peu de vos pas de vieille soupe de Belgique, juste après la frontière.
Ô la fatigue de Verlaine, passant pas loin de Valéry, au Luxembourg, frappant le sol de ses pèlerinades. et Valéry qui se serait sali en allant lui baiser sa lèpre verte.
Ô la fatigue de Rimbaud à Marseille, chère Isabelle. et cette jambe à mouches vertes qui se souvient des Birds in the night.
Ils étaient les parents d'un certain chic des Lettres. Ils ne le savaient pas ; aujourd'hui Genet le sait. Ils étaient le sordide somptueux que l'on écoute aux portes closes, un sordide qui prend de l'esthétique avec les ans, une esthétique que le juge de Bruxelles doit régurgiter, tout allongé qu'il soit sous ses arpents de terre glaise, dans cette mort qui meurt tout, jusqu'aux paroles de cristal, cette mort qui tout mourra, je le sais « compagnons d'enfer », priez pour moi.
MAUDITS SOIENT-ILS !
Léo Ferré
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23/05/2007
Excusez-moi, vous n'auriez pas vu un gros rouquin dégueulasse ?
Oral de DNL : débriefing ! Les sujets sur lesquels il ne fallait pas que je tombe étaient :
- La memoria del Franquismo (ayant appris lundi matin qu’on pouvait tomber dessus …)
- Los latinos en EEUU (puisque j’avais pas appris ce thème là, c’est pas la peine d’apprendre les 4 quand on a le choix ^^)
En effet, j’ai eu le choix. Entre La memoria del Franquismo et Los latinos en EEUU. Y’a des jours où j’envisage vraiment de me tirer une balle avec un pistolet à eau. Mais passons outre ! Grâce à mon don inné pour l’improvisation dans une langue qui n’est pas la mienne, je m’en tirai fort plaisamment ! J’ai réussi à caser chicanos (merci Aude !), Dia sin immigrantes et spanglish (re-merci Aude XD), le monsieur a fait des grands sourires et il ne m’a pas demandé où j’avais appris l’espagnol. Considérons cela comme un point positif, tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes (Candide, Candide, je t’aime !). Attelons-nous dès maintenant aux révisions d’italien, dans la joie et la bonne humeur s’il vous plaît, quelle jouassitude que le bac …
Tiens, maintenant que j’y pense, je peux pas faire ma litté, j’ai perdu mes Planches courbes. Je n’irais pas jusqu’à dire que je considère ça comme une grande perte, rassurez-vous. D’ailleurs j’envisage de ne pas faire preuve de bonne volonté en m’amusant à remuer ciel, terre et bureau pour les retrouver. Je vais faire mon anglais plutôt. M’en fous, vais pas en fac de Planches courbes l’année prochaine. Et je ne compte pas prendre Bonnefoy au bac, merci, ça ira, la mort des correcteurs n’est pas la fin ultime vers laquelle tend mon existence. Pas plus que l’accès à la présence par l’oubli explicite des mots concrets. Perso je me demande vraiment comment il fait Yves pour s’exprimer si il oublie les mots concrets … c’est Alzheimer peut être, nan ?
En conclusion, je dirais que Bonnefoy et ses planches, ça vaut pas Rimbaud et ses illuminations, et los ilegales en Estados Unidos, ça vaut pas la via chilena al socialismo. Qu’on s’le dise !
(Si jamais ce qui vous a interrogé dans cet article c'est le titre, vous pouvez demander expressément des explications à la dénommée Alice, WouHou de son état. Je ne tiens pas à être tenue pour responsables de goûts musicaux qu'elle tente de m'imposer. Et si vous voulez aborder le sujet Jacques Cartier dans un commentaire, je vous demande sans blaguer cette fois de vous en abstenir autant que faire se peut. Merci :) )
14:39 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16/05/2007
Le contrat est une illusion nécessaire, tout étant égal par ailleurs.
Relire feu le blog de Claire va très bien avec la chanson The boxer de Simon and Garfunkel. Parce que c’est vif et mélancolique à la fois. Que ça fout les larmes aux yeux. Suis-je con ? Héhé, de toutes façons, la chanson touche à sa fin. Silence. Je sais plus quoi écouter, maintenant, vu que j’me suis déjà farci Coldplay, The Scientist, Green eyes, Shiver et les autres. Ca me rappellent un trottoir un soir d’octobre, le jour de la création du CLD, de la secte des Festi Bars, du repas de classe dernier du nom.
C’est marrant que ça se finisse dans deux semaines et demi. C’est marrant, parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer, nan ? De toutes façons on pourra toujours se remémorer ces souvenirs poussiéreux pendant nos repas au RU l’année prochaine. Comme disait Méli à P’tite Fleur « Quand tu viendras manger avec nous t’auras aucun mal à suivre nos conversations, on aura toujours les mêmes … » Ca m’a fait rire sur le coup mais en fait ça m’fout les boules … alors on oubliera jamais ?!! On a pas fini de se lamenter sur notre sort mes enfants !!
On n’efface pas trois ans de sa vie. Défois on aimerait bien, je vous le concède. Mais non. Il y aura pour toujours ces récréations sous Bob, ces roues au plafond et ces TP de chimie qui frapperont à la porte de ma mémoire avec leur lot de chansons. If you walk away I’ll walk away …
Je crois que j’ai un problème de nostalgie abusive. Nan nan, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne veux pas
rester au lycée. Pas une année en plus, merci bien. De toutes façons, à quoi ça ressemblerait, sans vous ? Ce sont vos pas qui hantent ces bâtiments tellement laids qu’on dirait des logements de fonction. Ca c’est sur, on n’a pas la classe d’un Zola ou d’un St Martin … Vos pas qui se traînent, vos voix qui râlent, mes souvenirs qui jaillissent. On s’est bien amusé quand même !! I just wanna make a clean escape …
“On me dit que le temps qui glisse est un salaud …” Passe ton bac avant d’te lamenter ! Passe ton bac ou passe ton bal ? L'engouement et l'excitation ont disparu. Depuis ce matin. Pourquoi toujours ce foutu besoin de picoler avant toute chose ? Un jour je désinventerais l'alcool. D'ici là, je ferais mieux de réviser ma DNL, activité dont la jouassitude est connue et appréciée de tous à sa juste valeur. Vive la République, vive la France !
14:50 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11/05/2007
Arrête de faire ton autiste !!
Si l'examen Cervantes avait été demain, j'aurais certainement répondu de manière ostensiblement différente à la question sur les jeunes qui ne lisent plus. Je suis en train d'être prise pour une conne par deux jeunes perdus dans leur ignorance parce que j'ai osé prétendre que le passé simple de "se lever" à la première personne, c'était "je me levai". Ce qui est la stricte vérité. Ce à quoi on m'a répondu, "henhen non, on dit "je me levaiS" et c'est de l'imparfait !!" Les baffes se perdent, les valeurs aussi !!
L'examen Cervantes influa sur mes neurones. J'en revint encore plus autiste-de-haut-niveau qu'à mon ordinaire. Pour preuve, je courus avec Amélouz-trop-la-louz sur le chemin du métro comme deux niaiseuses que nous sommes tout en criant à vive voix "ils vont l'abimer ils vont l'abimeeer !" Tou ça pour la laisser seule aux prises avec je ne sais quoi dans un escalator, alors que je m'en allai (sans S haha !) gaiement vers une rencontre avec Maroute et Ridien, qui se produisit de manière autistique vu qu'il me fallut environ 1 minute avant de réaliser que deus gogoles m'appelaient de l'autre côté de la route. Être autiste est un art. Je suis une artiste.
"Raah mais attends elle est toute mimi toute fragile, si ele traîne avec eux ils vont l'abîmer !!" "euuh t'entends quoi par abîmer ?" "Nan mais attends elle parle en connaissance de cause là !" "Mais euh ... rigole pas avec ça ... parce que Mathilde, elle a failli hein ! Se faire nonne, je veux dire ..." "QUOI ?" "Nan mais c'ets pas vrai" "Ah tu me rassures j'ai eu un grand moment de solitude là ..."
Ah oui, au fait, avant de m'en aller à pas de loup, je cite la déclaration officielle de la semaine par mélouz, en censurant autant que possible par respect pour elle : "C****** c'est ma vie"
The autistic girl gives you her best regards
22:04 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07/05/2007
Être né sous l'signe de l'hexagone ...
Allons enfants de la patrie, marchons ensemble pour une nuit,
Allons enfants d’ce beau pays, marchons pour ceux que l’on oublie,
Bâtiment 20, Monsieur -le-Prince, c’est là que s’arrête ton voyage,
Mais si seulement t’avais décidé toi même de tourner la page,
Quelle vie t’aurais mon frère, quelle jolie femme t’aurais aimé,
Quel père t’aurais pu faire, quelle maladie t’aurais tué,
Un 6 décembre 86, c’est la police qui assassine,
Ça fait 20 ans que l’on t’oublie mon pauvre Malek Oussekine.
Allons enfants de la patrie,
Marchons pour ce beau pays,
Allons enfants de la patrie,
Marchons pour ce beau pays.
Allons enfants de la patrie, marchons ensemble pour une nuit,
Allons enfants d’ce beau pays, marchons pour ceux que l’on oublie,
Je me souviens de ton accent, dans cette cour de collégien,
Nous racontant tes belles histoires, toi qui venait de si loin,
Et puis un jour des hommes t’ont dit, y a plus la guerre dans ton pays,
Tu dois y retourner petit, et dis au-revoir à tes amis,
17 janvier 91, dans ton ciel y a des grenades,
Cadeaux de noël de l‘Amérique, petit, bienvenue à Bagdad.
Allons enfants de la patrie,
Marchons pour ce beau pays,
Allons enfants de la patrie,
Marchons pour ce beau pays.
Allons enfants de la patrie, marchons ensemble pour une nuit,
Allons enfants d’ce beau pays, marchons pour ceux que l’on oublie,
Marchons encore et puis encore mais sans jamais serrer les poings,
Serrons les rangs, serrons nos cœurs mais sans jamais crier aux armes,
Même si en face ça sent la poudre, ne soyons pas là pour la guerre,
Trop sont tombés sous la foudre, on à déjà perdu trop de frères,
17 octobre 61, comme elle fait peur la ressemblance,
Mais depuis des éternités, n’a pas tellement changé la France.
Allons enfants de la patrie,
Marchons pour ce beau pays,
Allons enfants de la patrie,
Marchons pour ce beau pays.
Alee
19:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01/05/2007
12.4/20 en endurance : applause !
je ne courrrerais plus jamais un 500 m. Comme le dit gwann, je courrerais des 499, des 501, mais alors des 500, PLUS JAMAIS !!! Non je ne veux plus sentir mes poumons congestionnés, mes jambes ankylosées, ma vision brouillée et ma tête qui tourne. Oui j'en rajoute un peu dans le mélodrame ^^ Madame "soyez mobiles", je vous souhaite une bonne continuation. Ou pas. J'espère que vous ne trouverez jamais d'élèves aussi désespérants que moi, Mathilde Paturaux, et ma compatriote du désespoir, Améli Veillard Calixto. Assise sur un banc, avec les TL1 en puissance, nous nous applaudimes, et là dites "respect", car lever les bras et les frappez l'un contre l'autre dans l'état de décrépitude avancé dans lequel nous nous trouvions relevait du miracle. Une fois les bras rebaissés, nous nous interrogeâmes sur la question que je vais maintenant poser à vos yeux ébahis et vos cerveaux en alerte.
Mais que diable veulent les hommes ? "Quoi ? Aller au bal avec ... elle ? Moi ?" "j'aime bien ta petite brioche" "Toujours à côté des cacahouètes hein !" "aah mais c'est quoi sur ton genoux". Alors je vais vous apprendre quelque chose, messieurs : Quand une fille jolie et sympathique veut aller à un bal tenue-de-soirée-exigée avec vous alors même que vous n'êtes décidément pas un canon de beauté, avoir encore l'audace de répondre "non", c'ets une connerie de première grandeur. Dire à une fille qu'elle est grosse et d'une non-galanterie qui frôle l'indélicatesse. Genre vous vous êtes minces et sveltes. Genre vous avez jamais craqué sur le pot de nutella sans prendre la peine de mettre du pain en dessous. Genre vous aimez pas les cacahouètes. Les talons ça fait peut-être des jolies jambes, mais ça abime le dos, alors pour les mollets finement dessinés on repassera, d'ailleurs j'aimerais vous y voir dans des chaussures à talons. Blessures de guerre éclée, boutons de moustique, cicatrice, bleus monumentaux, jambe mal épilée. Et si parla dessus faut se mettre en jupe pour bronzer eds jambes, moi j'abandonne le combat. Parce que de toutes façons, quel que soit le résultat final, quand vous réussires à éructer un compliment type "t'es bien habillée aujourd'hui" il sera trop tard ... : "ah ouais, parce que d'habitude je le suis pas ?"
Je dead-y-casse cet article à Nlore, Hélène, Méli et Maria ... parce qu'ils n'ont rien compris aux femmes ^^
(Si vous voulez poster un commentaire type "ooh finalement ton blog il est pas fermé ?" abstenez vous. Quoique nan. parce que si vous le faites pas, y'aura rien d'autre.)


