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27/10/2006
Alone toute seule ...
"Oh no, here comes that sun again
It means another day without you my friends
And it hurts me to look into the mirror at myself
And it hurts even more to have to be with somebody else..."
Ca y'est, ils sont partis. Et moi j'suis pas partie. Ils sont plus là. Et moi j'y suis. Ils sont tous ensemble. Et moi j'suis pas toute ensemble. J'suis même toute seule. Toute seule ...
15h39, ils doivent être arrivés depuis 1h30 et quelques, je pense. Ils ont du passer par Bécours ce matin. j'aurais aimé voir Bécours ... Respirer l'ai vif et piquant du petit matin, les pieds dans la rosée, prendre le petit dej là bas, dire bonjour au hameau ... Pi arriver à Marseille, et commencer à ... à quoi ? A assumer ses racines ? "oh les bretons on vous connait, vous commencez pas à nous faire chier !" Et moi j'suis là avec un poster de Tryo, un paquet de chewing-gums à la cannelle, et une place de concert pour Ben Harper, à écouter Les ogres.
Ils ont du retrouver les parisiens ...
"Tu vas me manquer, je pense" ... "mais t'as raison, si moi aussi j'avais eu un concert trop bien j'aurais fait pareil" ... "je crois qu'inconsciemment je t'en veux que tu viennes pas" ... "il va nous manquer quelqu'un" ... "je t'aime fort Mathilde" ... "viens à défi" ... "je comprends mieux que tu ne crois"
Bah comprenez moi, si ça vous chante, ça transformera pas mon billet de concert en billet de train direction Marseille, et puis comme dirait l'autre "te pose pas en victime", parce que l'autre il a raison, c'ets de ma faute, si je suis là à poser
de la laine de verre avec mon papa (ce qui est comme chacun le sait une activité des plus extatiques) au lieu de crapahuter dans la campagne avec mes chouettes compagnons paris-breizheurs ...
je vous fait eds bisous gros comme des éléphants, grands comme des tours Eiffel, j'vosu aime presque autant que mes chats ...
21/10/2006
Where is my mind ?
Flash révélation ... j'croyais que je ne buvais pas. J'étais censée ne pas boire. Ca doit être le punch et le truc au lichi, c'est bon et ça passe tout seul ... ! Je vis dans un monde second ... Fête géniale !
Je suis amoureuse d'une idée, j'ai l'impression de mener une double vie, et pi j'viens de me relire un vieux blog, et j'en regretterais presque une époque tant haïe. En fait c'tait marrant nan ? J'ai changé de convictions depuis si vous voulez mon avis ! Je suis un tas de regrets montés sur pattes ... hahah, comme ils diraient dans les blogs de poufiasses, "jsui mdr", et y'a même pas de quoi. Est-ce qu'en vivant avec des remords on s'en sort ?
Ca veut rien dire ce que j'écris. le pense-je même ? Et puis de toutes façons, peut-on vraiment considérer la pensée comme personnelle ? Oh douce quiétude philosophique de lendemain de fête ... Mais vous n'avez jamais été perturbé par le mot "sirop" vous, sirop, salaud (salop ?), traumatisme grammatical ! Pourquoi qu'on dirait pas une salaude alors ?
Alors voilà, on a fait la fiesta, la fiesta, comme il disait Patrick dans le car à Nanard, la danse d'Hélène, Dragostea din tei, et autres, en dansant dans le salon, ou en parlant dans le jardin, en mettant un portable dans la mangeoire à zoziaux, et en s'allongeant sur les dossiers des canapés. God save my soul ...
On boit pas hein ? Promis on boit pas ! Tiens tu m'ressers un verre ?
15/10/2006
Aux concerts de Mr Roux ...
Parc'que j'suis l'bouffon d'la citééé
Le souffre douleur du quartieeer
La tapette qui s'fait frapper
La tafiole, le p'tit pédé
Mon p'tit nom ... c'est enculééé !
Aux concerts de Mr Roux, le public est Monsieurouxien. Aux concerts de Mr Roux, on trouve tout d'abord des petits rasta, les idées aussi belles que leur longs cheveux de rebelles. On trouve aussi un nombre incalculables de p'tites pouffes, qui parlent beaucoup à vrai dire presque tout le temps, mais pour ne rien dire du tout, c'est ça qu'est emmerdant. Enfin, et surtout, on trouve la ligue des bouffons de la cité anonymes, 1m30 maximum, 12 ans à tout casser, des jolies lunettes et qui se baladent en bande, à plusieurs c'est convivial de leur mettre des mandales. On note aussi, sans trop de difficultés, la présence inoppinée de bouffons sans cités. Mais ça c'est inévitable ...
Aux concerts de Mr Roux, ils ont un truc infaillible pour faire fuir les plus faibles et les moins résistants : PREMIERE PRESSION !!! Première pression c'est : un groupe dont on ne trouve même pas trace sur internet, un saxophoniste qui a l'air d'avoir la classe mais qui en fait ne l'a pas, un bassiste trop nul, des paroles à s'assomer à grands coups de leur cd, des lancers de shockobons. Première Pression, c'est enfin, et surtout, une chanteuse que t'en as jamais vu une aussi niaise. Même Niaisouillette elle la vaut pas. Sérieux. Rien que d'y penser ça me fait mal. Bref, je vous le dit, et sans ambages : Première Pression, c'est ... donnez moi un N ! Donnez moi un U ! Donnez moi un L ! Voilà quoi ...
Aux concerts de Mr Roux, heureusement qu'on ets là pour relever le niveau, celui du public comme celui de la première
partie. Je peux dire : j'y étais !! Armée de ma polygame adorée Vénus (pas le rasoir ...), de son Adonis (car oui, moi j'aaaime tenir les chandelles), de mon Chouki Trunginouchet (qui d'ailleurs n'aime pas les débats à polémiques sur des sujets épineux), des z'amis dudit Trunginouchet, des z'amis du bad de Maria (tu ne m'appelles pas Roro !), de ses anciens potes de collège (assez particuliers d'ailleurs, si je puis me permettre un avis ...), de quelques cartésiens, de tant de braves gens ...
Sur les concerts de Mr Roux, y'a un truc à ajouter, the last but not the least, c'est que le contrebassiste, Brandon Michel de sons nom, est une bombe sexuelle. Y'a pas d'autres mots. Voilà, c'est dit, lui seul mérite nos cris de groupies "brandoooooooon !!!" Et aussi Erwann Roux met les filles dans des congélateurs. Ca on savait pas ...
Les concerts de Mr Roux, ça vous change un homme.
16:20 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10/10/2006
Cogito, ergo sum
Je suis balaaadeuh, complètebent balaaadeuh !!! Eh oui, c’est ça les z’éclés vilaine demoiselle, on veut faire sa fortiche qui dort sous tente même par -55°C et vala le résultat, on veut rester dehors jusqu’à des heures indues à parler avec Maroute et Zon de moults choses allant de la guitare aux pieds, et on finit dans la catégorie crevards. Au final, après notre conversation, je pense, bien que ne sachant pas si je suis actuellement fondée à le dire, qu’une bonne crève vaut mieux qu’une bonne cuite.
Quelle conclusion, je m’épate.
Je me suis coupée les ongles l’autre soir, il me manque un bout de moi. J’me sens comme du beurre salé qu’on aurait désalinisé, comme un Seambo sans son Mefeliz. Comme un ... comme un ... bref, comme un chat à qui on a coupé les griffes quoi. En plus y’a plus de déo et j’ai perdu ma brosse à cheveux. Cela dit le dentifrice est revenu à son antre première à savoir la salle de bain. Comme quoi toute situation n’est pas désespérée.
Je suis inspirée ce soir.
Inspirée par la perspective des deux heures de Moueza demain, inspirée par la perspective du contrôle d’anglais (où, il ne faut pas se leurrer, j’aurais une note à pousser au suicide un dromadaire hémiplégique), inspirée par la perspective de ma dissert de philo, je me fous de savoir quand est-ce que je suis fondé(e) à dire « je pense », je me fous même de savoir si je pense d’ailleurs, je suis trop à côté de mes pompes bicolores pour y réfléchir. C’est ça d’être malade comme un bigorneau.
Malade comme un bigorneau. Dieu des expressions pourrites, venez à moi !
Mr Roux parle d’être bourré, de se prendre des râteaux et de finir dans un caniveau. Que c’est jouasse. J’veux bien pour les râteaux, mais être bourré c’est mal. Sale roux. Vivement le serre-con vendredi avec l’autre indigestionnée, empoisonnée des repas de famille, qui se pile à vomir partout quand les autres bossent. Au choix je préfère Descartes. Le lycée, pas le bonhomme qui pense donc qui est.
La philo, c’est un art, le cogito en est l’instrument.
Va t’coucher Mathilde ...
22:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02/10/2006
A lo hecho, pecho !!
"Chez Beudeff sur l'accordéon, c'est pas la bière qui t'fait pleurer ..."
Quand la journée est pourrite, de long en large, en travers aussi, quand il pleut toutes les 20 minutes, quand on a l'impression que notre cou est traversé de part et d'autres par des aiguilles à tricoter invisibles, et que ça s'appelle un torticolis carabiné, quand on à 11 en histoire et 10 en philo, quand des saloperies de moustiques ont fait une surboum sur notre jambe et que des saloperies de couples font des surboums partout dans le p'tit René en essayant de nous caser avec n'importe qui d'une voix empreinte de condescendance à deux balles « Et lui là tu veux pas ? Bon il a une tête de shooté mais il est super intelligent ! »
... quelle solution ? Jouer au volley comme une handicapé avec une autre handicapé ? Miss brûlure au doigt et mademoiselle torticolis à l’action ?
« - La prochaine fois que vous jouerez au volley, mettez un tee shirt à manches longues, vous aurez moins mal.![]()
- Et plus chaud ... »
C’est ça oui, fais lui faire des manchettes !!
On ne peut pas toujours passer une bonne journée, alors on pense à la mer pour oublier le mal de cou, à la mer du week-end, parce qu’elle au moins elle est belle, et qu’on peut la regarder des heures sans détourner le regard, et affirmer qu’on l’aime, à toute voix, et rester des heures les cheveux au vent assise dans le sable sans parler, face aux vagues. Je préfère la compagnie de l’océan à celle des hommes, finalement ...


