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18/06/2006
Ils m'ont dit passe ton bac d'abo-ord !
PARTIE I
Lundi matin dernier, je me reveillai avec la douce sensation que j'allais passer mon après midi à tenter de mobiliser les rares neurones scientifiques qui subsistaient encore en moi. Après moults pérégrinations allant du remplissage de bouteille à l'oubli de règle ratrappé de dernière minute, je me retrouvai inévitablement dans la voiture avec Chouki direction Ile de France. L'éventuelle utopie genre "ils se sont plantés de date" est vite éliminée, considérant l'amas de gens devant le lycée. Gens qui appartiennent sans erreur possible à la race des L. Emplumés, emperlés, enfoulardés, oui, c'est bien nous, les littéraires ! Ca ressemble à quoi devant un bac de S ?
Après le rassemblement du troupeau au complet, direction les fenêtres du rez de chaussée transformées momentanément en tableau d'affichage : Piquemal et Paturaux
--> D 315 !! Ok, trois étages plus haut, Princesse et son Ange se retrouvent cloitrés dans un joli sauna en forme de salle de classe, et une copie de maths vient sans tarder de poser devant leurs yeux ébahis ! Flûte alors, c'est plein de numéros ces petites choses ! D’exaltants pourcentages, des sublimes suites, que du bonheur !! Ils nous prennent pour des demeurés nan ? "Que signifie 77.3 dans la case B2 du tableau ?" Gnééééé ...! Sont cons, mais ma plus grand inquiétude ne réside pas là : ai-je, oui ou non, effacé mes petits points en me frottant l’œil ?
Après 1h00 de maths et 1/2 passée à faire de l'art avec les divers petits signes de ma calculette (=, +, *, /, ^, et autres), je sors enfin pour aller me rassasier à coup de pommes accompagnées de la clique poubelle habituelle. Retour en D 315 avec la joie et le sourire requis par l'annonce de une heure et demie de physique/SVT. Copies en mains, c'est ti-par les canards !!!!! Mais mais mais, que vois-je ? La vision ! Les énergies fossiles !!! Que de chance ! D'après Ptite fleur, je suis cocu. Dois y'avoir de ça ... ! Laissant libre cours à mon côté SGM (Scientifique Génétiquement Modifiée), je m'exalte sur ma copie. J'ai fini plus tôt, mais cette fois, pas de calculette pour me distraire. Je regarde la fille qui ressemble à Rourou en me disant "oooh Rou aussi elle passe son bac là ! Et Chulia !! Ouaaais". Pour m’occuper, je me demande donc perplexe si l’eau contenue dans ma bouteille respecte les critères de potabilité, de dureté et autre. Je sors, la tête en feu ! Petite course vers le bus 32 qui passe, et direction métro, go home ! Arrivée maison liquéfiée, dégoulinante, suante, poisse, collante, moite ... bref, douche froide avant la totale ébullition de mon potentiel intellectuel !
PARTIE II
Se lever à 6h30 un jour de quasi-vacances, ça pousse au massacre. Je n'ai massacré personne, mais ce n'est pas
l'envie qui m'en a manqué !! Pas question d'y aller l'air de rien, aujourd'hui, le français nous attend ! Pas de blague, les chiquitas, c'est du sérieux ! Retour en D 315, on ne s’en lasse pas ! Et là, qui nous attends ? LA POESIE !!! Avec deux textes de Rimbaud, en prime !! Je souris niaisement et béatement devant m copie, tout en sachant que les ¾ des élèves de la salle on au contraire envie de se tuer en s’étouffant avec leur feuille de brouillon. Je démarre en beauté, je continue en splendeur, je choisis m’écrit d’invention, je m’éclate, le correcteur va me prendre pour une folle à lier, il n’aura pas tort !! Si un jour j’écris un recueil de poèmes, j’enverrais ma lettre de bac, pour voir (et pour rire ^^) je sors au bout de 3 heures et quelques, pour aller deviser avec mes charmants camarades de leurs exploits respectifs (assez baroques chez Youkou). Une fois tout le monde sorti (et anéanti), une fois les céréales de Glenn avalés, et une fois les hurlements de joie genre « c’est finiiiiiii » passés, départ vers l’absolu, c’est à dire le kebab et le petit parc près de Zola. Fin d’aprèm entre Toto solde, les photomatons, Terre et la terrasse des Champs Libres. Avons-nous oui ou non une touche avec le serveur ? Seul l’avenir nous le dira ...
PARTIE III
Ayant lu la veille des lectures cursives par centaine jusqu’à quasi-explosion de ma cervelle, c’est dans l’absolue confiance que je me réveillai vendredi 16 juin. L’absolue confiance en question s’évapora doucement quand le bus 1 arriva à l’arrêt et que je pénétrai dans le lycée Assomption. Croisage d’Assia, de Laureline, patientage avec ma sœur devant la commission 207 pendant une demi heure à tenter de rassembler de maigres souvenirs. Et là ... « Mlle Mathilde Paturaux, s’il vous plait »
Uuuurgh, nan !! Mlle Mathilde Paturaux entre donc dans la salle, regarde avec horreur le correcteur s’arrêter longuement sur rétif de la Bretonne, le vois tourner la page avec soulagement, et manque de faillir de joie quand il me dit « la chasse aux pommes de Jean Jacques Rousseau » et me dicte la question !! Préparation, passage, entretien, le monsieur écrit sur sa feuille « Très bonne prestation », et me dit que je domine bien mon corpus, TildoO rassurééée ! Retour au couloir où je tombe sur Youkou pendant que Maria passe. Je parle je parle je parle pour décompresser, Youkou rentrée dans la salle je continue de parler au gars en face de moi, jusqu’à réaliser que je le connais pas ... Pas grave, tapage de discut avec lui pendant une demi heure !! Quand le charmant Johan rentre dans la salle et que Maria sort, on s’arrache !
Et puis dodo chez Maria, cours de bad de Châteaugiron (traaaaans !!), fête de la zik avec un seul groupe, mais trop
bien, vive Mara’Jah !! Etoiles avec Camoufle, « Ah ouaaais ... nan ? », turron, chocolat, céréales nesquik, perversité, dessins de soleil, « Maria il est où ton frigo ? », etc. ...
Et puis fête chez Pauline, et avec l’été revient la mode des culottes en paille, des chiens chiants, des machines à glaçons américaines, et des grillades au jardin en regardant des albums photos pas nets !! Et demain, Desperate Housewives, et spectacle de théâtre, et mercredi meeting, et jeudi soirée Gad Elmaleh ...
Que c’est joli les vacances !!
"Même si la vie c'est moche
Comme une rentrée des classes, une saison de la chasse
Même si la vie c'est moche
Comme une génuflexion, une extrême onction.
La vie, c'est joli aussi
Comme un 14 juillet et des vacances au ski
La vie c'est joli aussi
Comme un p'tit animal et un bateau à voile
La vie, c'est joli aussi
Comme une fille toute nue dans un lit..."
Bénabar
13:45 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
09/06/2006
C'est horrible comme mot "jamais" ...
Chant de Maria dans le parc de midi oblige, ...
JOYEUX ANNIVERSAIRE
JOYEUX ANNIVERSAIRE
JOYEUX ANNIVERSAIRE
JOYEUX ANNIVERSAIRE !!!
Et shblam ! une baffe dans la gueule. Bref !
Donc voilà, c'est les vacances. Quelque chose à ajouter ? nan, ben c'ets les vacances, quoi ... ouais ouais, les vacances. C'est cool nan ? Boarf, cool, je sais pas ... C'est sympa quoi. Remarque, nan, même pas ... Pi y'a le bac. Ah ouais, c'est vrai, le bac ... hahaha le bac !
Les dernières journées sont vraiment des moments de choix ! le sport ? Chiant. L'italien ? LOUPCCIsant. La perm ? Ô profondeurs incommensurables de la physique. Le repas ? Sympathique et délaissé. La DNL ? Hypeeer accueillant ! Le français ? Musicalement déprimable. Le reste ? Franchement glauque ! Conclusion : sniff !
Je crois que le plus horrible fut le départ des Falcons. Le départ de ces gens que je ne connais pas. Qui ne me
connaissent pas. Bandeau, Piercing, UHU, P'tite couette, Homme préhistorique, la Bohème, la Garce, Laos Boy, l'Australien, Cycy, Whisky, le vendeur de livres d'anglais, le Sexy, le Joli, les autres ... même LOUPCCI p't'être.
Je crois que ce fut une année ... fragmentée ! Coupée en mille morceaux par les PBP ! Une année de délires, une année de manifs, de CPE en folie, une année baroque, une année classe poubelle, italienne, dragueuse en quatre points, Falconienne, pleine de sacrifices sur les tables de piknik, d'incanglantations, de fous rires et de larmes, d'amis perdus, malheureusement nombreux, de découvertes, d'amours déçus, de musique, de fêtes, de discussions philosophiques sur notre état d'alcooliques dépassé (XD), de psychologie, de confidences et de jalousies, une année paternellement verte et grise, potentiellement révolutionnaire, débordante d'hommes en tous genres, souven
t inconnus, parisienne il faut l'avouer, mais pas vraiment sénégalaise !, à écouter Debout Sur Le Zinc, les CF, à interroger l'oracle, à regretter et espérer en alternance, à se prendre en photos, à vendre des gateaux, une année de matteuses (eeeuuuuh ... de matheuses !), scientifique pour le dernière fois, un peu out parfois, ça arrive, de rencontres folichonnes, de perversité abusive et délirante, d'horoscopes z'et de Garfield, de Loukoum et de Clémoune et de Pâris le grec, de liaisons dangereuses sur des autels sacrés de l'amour, tout en lisant Semprun, Diderot, Giraudoux, Rimbaud ... , sans réussir à embrasser l'aube d'été ni à provoquer l'entier anéantissement de toutes les facultés de l'âme de qui que ce soit ...
Quand j'ai dit, le jour de la rentrée, sur le matelas d'Alenka "on est comme des bulles", c'était quasi prophétique, au fond ... Comme l'a dit Maria tout à l'heure, "c'est horrible quand même, comme mot, "jamais" !"
Jamais ...
"Mais le temps qui défile a ceci d’imprudent
Qu’il ne tient qu’à un fil de lui rentrer dedans
Et prendre dans la gueule des claques qui soudain
Nous amènent tout seuls à perdre des copains !
Des ratiches tombées pour une phrase de trop
Les yeux noirs beurrés qui nous mènent aux tempos
De cette vie qui passe sans se soucier du train
Train quotidien d’angoisses qui perdent nos copains"
(Les ogres)
21:30 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


